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États-Unis imposent une déclaration sanitaire obligatoire pour les voyageurs aériens en provenance de la RDC : ce qu'il faut savoir avant de partir

Marc Leonelli·

À partir du 4 novembre 2026, les États-Unis exigent une déclaration sanitaire obligatoire pour tous les passagers aériens en provenance de la République démocratique du Congo. Cette mesure, imposée par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), vise à limiter l’introduction du virus Ebola sur le territoire américain. Voici les détails essentiels pour organiser son voyage sans mauvaise surprise.

Les voyageurs en direction des États-Unis, quel que soit leur pays de départ, devront attester par écrit n’avoir pas séjourné en RDC au cours des 21 jours précédant leur vol. Cette obligation s’applique également aux passagers en correspondance, même pour une escale de quelques heures dans un aéroport congolais. Le formulaire, disponible en ligne sur le site des CDC, doit être rempli et signé individuellement avant l’embarquement. Pour les mineurs ou les personnes en situation de handicap, un parent ou un tuteur peut signer en leur nom.

Cette déclaration sanitaire ne remplace pas les autres formalités d’entrée aux États-Unis, comme l’ESTA ou le visa. Les compagnies aériennes sont chargées de vérifier la présence du document avant l’embarquement, sous peine de refus à bord. Les passagers doivent donc prévoir de remplir ce formulaire lors de l’enregistrement ou avant le départ pour l’aéroport. Une copie numérique ou papier sera acceptée, et les transporteurs devront conserver les attestations pendant 42 jours après l’arrivée du vol.

Les voyageurs ayant séjourné en RDC dans les 21 jours précédant leur vol ne pourront pas embarquer, sauf exemptions délivrées par les autorités américaines. Ces exemptions concernent notamment les transports médicaux urgents ou les missions humanitaires. Un délai de 22 jours après le départ du Congo est nécessaire pour pouvoir voyager sans restriction vers les États-Unis.

Cette mesure s’ajoute à un contexte sanitaire déjà marqué par une vigilance accrue. Elle illustre la politique de prévention des CDC, qui maintiennent cette obligation jusqu’au 18 décembre 2026, sous réserve d’une réévaluation en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique. Les voyageurs sont invités à consulter les mises à jour des CDC avant leur départ, car les règles peuvent évoluer rapidement.

Pourquoi cette mesure a-t-elle été mise en place ?

L’épidémie d’Ebola en RDC a connu une résurgence ces derniers mois, avec des foyers actifs dans plusieurs provinces. Les autorités américaines considèrent que le risque d’importation du virus par voie aérienne justifie cette mesure exceptionnelle. L’épidémie actuelle, bien que contenue dans certaines zones, reste une préoccupation majeure pour la santé publique internationale. Les CDC soulignent que la période d’incubation maximale de 21 jours justifie cette durée de contrôle.

Cette déclaration sanitaire n’est pas un certificat médical, mais une attestation de non-exposition. Elle ne dispense pas les voyageurs des autres mesures sanitaires éventuellement en vigueur dans les aéroports ou à destination. Les compagnies aériennes sont tenues de transmettre les données des passagers aux autorités sanitaires américaines en cas de besoin, notamment pour le traçage des contacts.

Les voyageurs doivent également se préparer à d’éventuels contrôles supplémentaires à l’arrivée aux États-Unis. Les autorités sanitaires américaines peuvent exiger des tests ou des quarantaines pour les passagers présentant des symptômes, même si ce scénario reste exceptionnel. La déclaration sanitaire vise avant tout à éviter l’entrée de personnes potentiellement exposées, sans pour autant instaurer un système de dépistage systématique.

Quelles sont les destinations concernées par cette mesure ?

Tous les vols en direction des États-Unis sont concernés par cette obligation, quelle que soit la nationalité des passagers ou leur pays de départ. Un passager français embarquant à Paris vers New York, ayant transité par Kinshasa, devra remplir cette déclaration. De même, un voyageur américain résidant en Europe devra se soumettre à cette formalité avant de rentrer aux États-Unis.

Les compagnies aériennes sont responsables de la vérification des documents, mais les voyageurs doivent s’assurer de remplir correctement le formulaire. Une erreur ou une omission pourrait entraîner un refus d’embarquement, même pour un vol long-courrier. Les voyageurs sont donc invités à vérifier leur itinéraire et à adapter leur réservation en conséquence.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention des risques sanitaires liés aux voyages internationaux. Les États-Unis ont déjà appliqué des restrictions similaires pour d’autres épidémies, comme le Covid-19 ou la variole du singe. La déclaration sanitaire obligatoire pour la RDC reflète une approche proactive pour protéger la santé publique tout en maintenant la fluidité des voyages.

Comment remplir la déclaration sanitaire ?

Le formulaire officiel est disponible en ligne sur le site des CDC. Il doit être rempli en anglais et signé par le voyageur lui-même. Les compagnies aériennes peuvent proposer des traductions, mais la responsabilité de l’exactitude du document reste du ressort du passager. Le formulaire couvre les 21 jours précédant le vol et doit être remis au transporteur avant l’embarquement.

Pour les familles, chaque membre doit remplir son propre formulaire. Les enfants mineurs peuvent être couverts par un parent ou un tuteur légal, qui signe en leur nom. Les personnes en situation de handicap peuvent également se faire aider pour remplir le document, mais la signature reste obligatoire.

Une fois rempli, le formulaire peut être remis en version papier ou numérique. Les compagnies aériennes sont équipées pour accepter les versions électroniques, à condition que l’authenticité du document puisse être vérifiée. Les voyageurs doivent conserver une copie du formulaire pendant toute la durée de leur séjour aux États-Unis, au cas où les autorités sanitaires en feraient la demande.

Quelles sont les conséquences pour les voyageurs ?

Le principal risque pour les voyageurs est le refus d’embarquement s’ils ne présentent pas une déclaration sanitaire valide. Même pour un vol long-courrier, les compagnies aériennes appliquent cette règle de manière stricte. Les voyageurs doivent donc prévoir un délai supplémentaire pour remplir le formulaire avant leur départ, notamment pour les vols au départ de destinations exotiques.

Les voyageurs ayant séjourné en RDC devront reporter leur voyage ou trouver une alternative pour éviter l’aéroport congolais. Cette situation peut entraîner des coûts supplémentaires, notamment en cas de changement de billet. Les compagnies aériennes ne sont pas tenues de rembourser les billets en cas de refus d’embarquement pour non-respect de la déclaration sanitaire.

Pour les voyageurs en transit aux États-Unis, la déclaration sanitaire reste obligatoire même s’ils ne quittent pas l’aéroport. Cette mesure s’applique à tous les passagers en direction des États-Unis, y compris ceux qui effectuent une escale prolongée avant de poursuivre leur voyage. Les voyageurs doivent donc inclure cette formalité dans leur préparation, quelle que soit la durée de leur séjour.

Enfin, cette mesure pourrait influencer les choix de voyage pour les personnes souhaitant se rendre en RDC ou transiter par ce pays. Les voyageurs doivent évaluer les risques et les contraintes avant de réserver leur vol, en tenant compte de la durée de l’obligation sanitaire et des éventuelles restrictions supplémentaires.

Les États-Unis appliquent une politique de tolérance zéro pour les passagers ne respectant pas cette obligation. Les compagnies aériennes sont tenues de faire respecter la règle, sous peine de sanctions. Les voyageurs doivent donc se conformer à cette nouvelle exigence pour éviter tout désagrément lors de leur voyage. Une préparation minutieuse et une vérification des itinéraires sont essentielles pour garantir un départ sans encombre.

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