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Chalair s’installe à Andorre en 2027 : Paris, Madrid et Palma au programme avec un ATR 42 permanent

El-Adjim Baddani·

La principauté d’Andorre franchit une étape décisive dans son ouverture aérienne avec Chalair. À partir du 1er janvier 2027, la compagnie française opérera les liaisons régulières depuis l’aéroport Andorre–La Seu d’Urgell, situé à seulement quelques kilomètres de la frontière andorrane, en Catalogne. Un ATR 42-500 y sera basé en permanence, marquant ainsi l’implantation locale d’un appareil de 48 sièges, des équipages et des moyens de maintenance. Cette décision, issue d’un appel d’offres remporté par Chalair, succède au contrat d’Air Nostrum et s’inscrit dans une logique de renforcement des connexions aériennes de la principauté avec l’Europe.

Le programme initial repose sur trois destinations desservies toute l’année : Paris-Orly, Madrid et Palma de Majorque. La ligne vers la capitale française sera opérée deux fois par semaine, tandis que Madrid bénéficiera de trois rotations hebdomadaires à partir de l’été 2027. Palma de Majorque, quant à elle, sera reliée deux à trois fois par semaine, avec une fréquence augmentée à trois vols en hiver. Des dessertes saisonnières compléteront l’offre vers Nantes, Nice et Lyon, selon les périodes, portant à six le nombre total de destinations connectées depuis La Seu d’Urgell. Les tarifs d’appel commencent à 79 euros l’aller simple vers Paris, 67 euros vers Madrid et 55 euros vers Palma, incluant un bagage cabine de 10 kg et la sélection du siège.

Le choix de Paris-Orly plutôt que Charles de Gaulle s’explique par la simplicité d’accès au centre de la capitale via la ligne 14 du métro francilien. Selon l’ambassadeur de France en Andorre, Nicolas Eybalin, cette liaison est « nécessaire » pour renforcer l’ouverture de la principauté vers la France et l’Europe. Les autorités andorranes et catalanes ont également engagé des travaux pour améliorer les infrastructures de l’aéroport, notamment en matière de ravitaillement en carburant et d’équipements de dégivrage, avec une mise en service prévue dès cet hiver.

La contribution publique andorrane est plafonnée à 5 millions d’euros par an, tandis que Chalair envisage jusqu’à 1 670 heures de vol annuelles à partir de la deuxième année d’exploitation. Le secrétaire d’État andorran à la Transition énergétique, aux Transports et à la Mobilité, David Forné, a salué « un saut qualitatif » pour les connexions aériennes de la principauté. L’accord, valable quatre ans jusqu’en 2030, prévoit une possibilité de prolongation de deux années supplémentaires.

L’aéroport Andorre–La Seu d’Urgell, inauguré il y a cinq ans, a déjà enregistré une progression de 14 % de son trafic depuis le début de l’année 2026, avec 11 107 passagers contre 9 752 un an plus tôt. La ligne de Madrid, exploitée par Air Nostrum, affichait un taux de remplissage moyen de 55,8 %, tandis que celle de Palma atteignait 78 % en février. Ces chiffres illustrent le potentiel de développement de cette plateforme, désormais renforcée par l’arrivée de Chalair.

Un ATR 42 dédié et une flotte flexible pour répondre aux contraintes locales

L’ATR 42-500 de Chalair, basé en permanence à La Seu d’Urgell, sera accompagné d’un ATR 72-500 de 72 sièges, mobilisable en moins de deux heures depuis Montferrer en cas de besoin. Cette configuration permet de s’adapter aux contraintes techniques et météorologiques d’un aéroport de montagne, où l’exploitation reste particulièrement sensible aux aléas climatiques. La compagnie française a également prévu des ajustements de fréquences pour certaines lignes, notamment vers Nantes et Nice, en fonction de la demande saisonnière.

Les vols vers Madrid, Paris et Palma seront maintenus toute l’année, tandis que les dessertes de Nantes, Nice et Lyon seront opérées selon un calendrier saisonnier. Les tarifs, annoncés dès à présent, incluent les taxes et une franchise bagage cabine de 10 kg, avec des options supplémentaires disponibles à l’achat. Chalair a également indiqué que les fréquences pourraient être ajustées ou élargies en fonction de l’évolution de chaque route, offrant ainsi une flexibilité adaptée aux besoins des voyageurs.

Cette implantation s’inscrit dans une stratégie plus large de Chalair pour développer son réseau en Europe, notamment sur les liaisons régionales. La compagnie, qui opère déjà des vols vers plusieurs destinations en France et en Europe, mise sur la régularité et la proximité pour attirer une clientèle tant touristique que professionnelle. L’accord avec Andorre représente une opportunité de croissance, avec un potentiel de trafic estimé à plus de 1 400 heures de vol annuelles dès la première année.

Paris, Madrid, Palma : des destinations stratégiques pour Andorre

La liaison avec Paris-Orly est présentée comme un atout majeur pour l’accès au centre de la capitale française, via la ligne 14 du métro. Pour Madrid, la fréquence de trois rotations hebdomadaires à partir de l’été 2027 permettra de renforcer les échanges économiques et touristiques entre l’Espagne et Andorre. Palma de Majorque, destination prisée des vacanciers, bénéficiera d’une offre renforcée en hiver, avec trois vols par semaine.

Les dessertes saisonnières vers Nantes, Nice et Lyon visent quant à elles à capter une clientèle variée, qu’il s’agisse de touristes ou de professionnels. Nantes, par exemple, doit améliorer l’accès au Grand Ouest français, tandis que Nice cible une clientèle touristique estivale. Lyon, avec un vol hebdomadaire en été, offre une connexion supplémentaire vers la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ces lignes complètent l’offre annuelle pour former un réseau équilibré, répondant aux besoins des voyageurs tout au long de l’année.

Le gouvernement andorran et la Generalitat de Catalogne ont travaillé en parallèle au renforcement des infrastructures de l’aéroport. Les projets en cours concernent notamment l’approvisionnement en carburant, les équipements de dégivrage et les services de contrôle aérien. Ces améliorations, prévues dès cet hiver, doivent garantir une exploitation plus fluide et régulière des vols, malgré les contraintes liées à l’altitude et au climat montagnard de La Seu d’Urgell.

Un marché en croissance avec un potentiel encore inexploité

Avec seulement 52 278 passagers accueillis depuis son ouverture il y a cinq ans, l’aéroport Andorre–La Seu d’Urgell dispose d’une marge de progression significative. La ligne de Madrid, exploitée par Air Nostrum, affichait un taux de remplissage moyen de 55,8 %, tandis que celle de Palma atteignait 78 % en février. Ces chiffres montrent un potentiel de développement important, notamment pour les liaisons saisonnières et les destinations européennes.

Chalair, en s’installant à Andorre, mise sur une croissance progressive mais stable, avec un objectif de 1 670 heures de vol annuelles dès la deuxième année. La compagnie française, qui a remporté l’appel d’offres face à plusieurs concurrents, a souligné l’importance de cette implantation pour renforcer les connexions aériennes de la principauté. Les tarifs attractifs et la simplicité des dessertes doivent également contribuer à attirer une clientèle variée, allant des touristes aux professionnels en déplacement.

L’accord, valable quatre ans jusqu’en 2030 avec une option de prolongation de deux années supplémentaires, offre une visibilité à long terme pour Chalair. Cette stabilité est essentielle pour une compagnie qui mise sur la régularité et la qualité de service pour fidéliser sa clientèle. La contribution publique andorrane, plafonnée à 5 millions d’euros par an, garantit un cadre financier stable pour l’exploitation des lignes.

Pour les voyageurs, cette nouvelle offre représente une opportunité de découvrir Andorre et ses alentours depuis plusieurs grandes villes européennes. Avec des tarifs compétitifs et des fréquences adaptées, Chalair entend positionner La Seu d’Urgell comme une plateforme clé pour l’accès à la principauté, tant pour les loisirs que pour les déplacements professionnels.

Les passagers sont invités à consulter régulièrement le statut de leur vol et à anticiper leurs réservations, notamment pour les périodes de forte affluence comme les vacances de Noël ou l’été. Chalair a assuré que les ajustements de programme seraient limités et que les clients impactés par d’éventuelles annulations bénéficieraient de solutions alternatives, telles que des modifications de billet sans frais ou des remboursements intégraux.

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